Le WAP

Ah, le WAP... parlons-en!

Au passage, il faut savoir que c'est une technologie qui a été mise en place à partir de 2001 en concurrence du i-Mode japonais lancé en 1999. Mais bon, ce n'est pas très important.

Profitons-en aussi pour indiquer que ça n'a rien à voir avec le WAP Wi-Fi Protected Access, un mécanisme de sécurisation du Wi-Fi.

Sur un téléphone mobile, la bande passante est réduite (encore que c'est en train de s'arranger sévèrement), et le terminal a un écran réduit, peu de mémoire, un processeur faible (encore que c'est en train de... ah, ben je l'ai déjà dit), alors un protocole spécifique a été créé, le WAP pour Wireless Application Protocol.

Le WAP définit la façon par laquelle les terminaux mobiles accèdent à des services Internet, et cela à un niveau au-dessus de la transmission des données, celle-ci étant spécifique à chaque opérateur de téléphonie. Le WAP définit aussi la manière dont les documents doivent être structurés, grâce à un langage dérivant du HTML et nommé pour l'occasion WML (Wireless Markup Language) et un langage de script baptisé WMLScript.

Une passerelle (gateway) est connectée au réseau mobile, et route les connexions WAP vers Internet. La passerelle effectue également une compression des données envoyée vers le téléphone portable, afin de faciliter la transmission.

Grâce à cette passerelle, le client, c'est-à-dire dans ce cas le téléphone portable, se connecte à un serveur WAP, capable de lui envoyer des données au format WML. La version 2.0 du WAP (destinée par exemple à l'UMTS) marque l'abandon de WML au profit de XHTML-MP, un subset du XHTML.

Le WAP couvre quatre couches réseau :

Donc en gros, pour faire du WAP, il faut réaliser des serveurs spécifiques... Pour arranger les choses, il fallait souvent souscrire à des services supplémentaires payants. Résultats des courses: les téléphones portables supportent à présent directement le HTML -l'Internet normal quoi- et le WAP fait un four. Comme le i.Mode, si ça peut consoler les supporters du WAP...